| Histoires
des Pays d'en Haut !
Lorsque
l'on parle d'incidences de vol on peut parler d'un décollage
vertigineux, ou bien d'un attérissage en oubliant de sortir
le train
d'attérissage ou d'oublier de freiner . . . on peut parler
de
fermetures de voile. Mais que fait-on lorsque notre moteur ne
veut
plus s'arrêter. Que l'arrêt-moteur ne fonctionne pas
. . . et que
vous êtes à votre 8e vol, première fois sans
radio ? Voici mon
histoire . . .
1996
: fin de journée idéale pour un vol paramoteur.
Je suis à mes
débuts, mon 8e vol en perspective . . . on est en Floride
sur la
plage. Et puis mes parents, qui demeurent en Floride l'hiver,
se
décident finalement à venir voir cette folie (selon
eux) que je
pratique. Éric Dufour de Paratour réussit à
convaincre mon cher
Papa Jean-Paul de faire un petit vol en tandem. Après avoir
discuté longuement avec Éric de mon plan de vol,
il fut décidé que
j'étais prête à faire mon premier petit vol
sans radio. J'irai
voler un peu à côté du tandem, question d'épater
mon père ! Vol
prévu de 15 minutes avec l'équipe au sol prêt
à m'assister au
besoin. Eh bien pour épater j'ai épatée cette
fin d'après-midi
là !
Léger
vent laminaire de plage, beau décollage et puis hop je
m'assois. Drôle de bruit . . . j'essaie de me rasseoir .
. . drôle
de bruit. Finalement je me rends compte que mon câble de
poignée à
gaz est trop long, a passé sous la cage et a été
sectionné par
l'hélice. Tout est brisé sauf le câble qui
relit la poignée au
carburateur et mon hélice qui par malheur a tenu le coup.
C'est
probablement la seule fois où j'aurais aimé qu'elle
casse!. Sous la
force de l'hélice le carbu est coincé « plein
gaz »! Comble du
comble, le siège de ma sellette est remontée complètement
dans mon
dos donc impossible d'aller m'asseoir . . . et bien mon 8e vol
sera
inscrit dans les anales de l'aéroport de Fort Lauderdale.
Première
femme a bloquer un aéroport en parapente motorisé,
et ce, pour 1h30.
Ne
sachant pas vraiment comment arrêter mon moteur autre que
par
l'arrêt moteur, un gros porteur allant attérrir m'a
décidé à faire
quelque chose et donc il a fallu près d'une heure à
trouver le moyen
d'y parvenir tout en grimpant à plus de 1500 mètres,
avec l'aéroport
à l'arrière et la mer à l'avant . . . Dieu
que la plage est petite
maintenant. Qu'une toute petite lisère de là-haut.
Les gens dans
l'avion gros porteur m'envoient la main de par leur hublot . .
.
L'équipe
au sol comprend que quelque chose ne va pas et étale sur
la
plage toutes les voiles afin que je puisse bien localiser l'endroit
où il sont. Pas question pour eux de tenter de me rejoindre
je suis
déjà beaucoup trop haute.
La
morale de cette histoire : j'ai eu la chance d'avoir le meilleur
instructeur de parapente motorisé. Éric m'ayant
bien préparer lors
de mon apprentissage et entraînement à faire face
à plusieurs
incidences possibles, à m'apprendre à ne jamais
paniquer, a fait que
j'ai pris les choses aussi calmement que possible tout en essayant
tous les trucs auxquels je pouvais penser pour redescendre en
sécurité. Depuis cette incidence, le curriculum
de nos cours
portent aussi sur comment arrêter le moteur autre que par
le bouton
arrêt-moteur. Et puis, les moteurs ont bien changés
depuis ce temps.
Qui
peut se vanter d'avoir fermer un aéroport . . . une femme
au
commande . . . et blonde . . . ne connaissant pas grand chose
sur la
mécanique. Savez-vous, messieurs, comment arrêter
votre moteur si
une situation semblable devait vous arriver?
Je
pose encore cette question régulièrement et je suis
toujours
surprise d'apprendre que la plupart ne saurait comment faire.
La
plupart à qui je parle doivent prendre plusieurs minutes
de
réflexion avant de trouver LA SOLUTION à ce problème.
Chaque moteur
ayant ses caractéristiques il est important de toujours
avoir une
seconde voie pour éteindre le moteur. Prenez quelques minutes
pour
examiner votre moteur et de trouver cette seconde voie. N'oubliez
pas que vous avez un hélice en marche dans votre dos, que
la bougie
se trouve plus souvent qu'autrement sous votre moteur.
Aujourd'hui
nous rions encore de cet incidence qui fait partie de
l'histoire de Paratour. Sur le coup personne ne s'esclaffait .
. .
mais cette incidence a permis de revoir le curriculum de cours
et de
ce fait faire avancer les méthodes d'enseignement pour
le mieux!
Je
suis certaine qu'Éric Dufour se fera un plaisir de vous
fournir
tous les détails à Basse Ham pour ceux voulant l'histoire
complète
de ce périple . . . d'ici là à vos moteurs
!
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"
Encore une belle anecdote CC, et merci pour le suspense, mais
dis moi, tu
es finalement tombée en panne d'essence !? Une heure trente
plus tard !!
C'est bien ça !? "
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Et
bien non Vadim. Figure toi que j'ai volé comme cela pendant
1h30. J'avais à l'époque un F1 Adventure avec 8
Litres d'essence (à
raz le bouchon comme on dit au Québec). J'ai finalement
atterrit
plein gaz avec 5 litres d'essence encore dans mon réservoir.
Gérer
mon comportement, une chance qu'Eric m'a bien enseigné
de ne
jamais perdre son "cool". Tout problème à
une solution. On ne
panique pas, on étudie, on solutionne. Disons que j'aurai
aimé
solutionner un peu plus rapidement mais bon . . . ;-)
CC
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