RAID PARAMOTEUR
A MADAGASCAR DU 7 AU 22 NOVEMBRE 2001
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7/11/2001
Départ de Nice pour Alain, Pierre et Brice avec deux
moteurs et trente kilos de matériel en surcharge. L'hôtesse
charmante nous fait grâce de ce petit supplément
et nous voilà partis pour la capitale. Arrivé
à Paris nous récupérons Guy et les valises
moteurs.
Embarquement avec une heure de retard sur le vol Paris Tananarive
et départ dans la joie et la bonne humeur.
Après deux apéros trois plateaux repas et quelques
digestifs on s'installe pour une petite sieste réparatrice.
Un peu de lecture et déjà le repas du soir
Arrivée à Tananarive a onze heures, Stéphane
nous attend à l'aéroport, nous présente
notre futur chauffeur et notre minibus vingt places.
Couchés à deux heures du matin
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8/11/2001
Debout à six heures, petit déjeuner sur le pouce,
répartition des tâches, Alain et Pierre partent
récupérer le troisième paramoteur, Guy
et Brice attaquent le remontage des deux autres moteurs. A onze
heures l'affaire est dans le sac, le matériel chargé
dans le minibus et nous partons pour le rendez-vous que nous
avons avec le vice consul de France. Accueilli par Gilles au
consulat nous partons déjeuner chez lui ou Jocelyne sa
femme nous a préparés une superbe table et un
repas merveilleux arrosé d'un super bordeaux.. Nous repartirons
avec deux bouteilles de ce bordeaux et une bouteille de champagne
que nous boirons pour l'anniversaire de Brice.
A quinze heures nous récupérons le minibus et
quittons Tananarive direction Ansierabay
Premier village traversé et premier contrôle de
police ou Pierre en ancien de la maison nous sort sa carte de
retraité qui nous servira de sésame tout au long
de notre périple.
A dix neuf heures et quatre sorties de carte plus tard nous
arrivons à Antsirabé
ou Alain a réservé dans un petit motel. Petite
toilette et nous partons en pousse pousse pour le restaurant.
Ce premier repas nous donne une indication sur les tarifs pratiqués
et sur les mets que nous trouverons pendant notre séjour.
Pour ce premier repas nous dégusterons un canard laqué
entier à quatre pour la modique somme de cinquante cinq
francs. Un petit tour dans une boite de nuit locale à
cinq francs l'entrée et nous rentrons sagement en pousse
pousse. Brice découvre que Guy a des talents pour la
musique de nuit.
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9/11/2001
Réveil six heures, petit déjeuner et départ
pour la sortie de la ville ou Alain connaît un endroit
ou nous pourrons décoller pour notre premier vol.
A huit heures Brice décolle pour un petit test moteur
et masse d'air. Reposé cinq minutes plus tard, deuxième
test avec le moteur d'Alain.
A neuf heures Guy et Brice décollent pour un vol vers
les rizières qui se trouvent au pied de la petite colline
qui nous sert de décollage. Après cinq minutes
de vol, le moteur engorgé, Brice se pose sur la route
à la sortie d'un petit village et se retrouve entouré
par deux cents gamins qui accourent de toutes les rizières
environnantes. Guy retourne au décollage prévient
Alain et Pierre. Le matériel vite rangé dans le
minibus ils retrouvent Brice au milieu d'une foule
sympathique mais envahissante. C'est l'occasion d'essayer le
chariot des enfants et d'inventer une nouvelle forme de déplacement
en installant le moteur sur le jouet des enfants. Guy aux commandes
et c'est parti pour un petit tour sur la route.
Nous reprenons la route et arrêt repas a Ambousita ou
le prix du plat de pâtes au beurre est supérieur
au filet de zébu (20 contre 18.Après quelques
achats souvenirs nous continuons notre périple mais nous
sommes stoppés par un camion en panne en plein milieu
de la route à cause d'une panne de batteries ???
D'autres camions sont arrêtés et personne ne veut
prêter ses batteries pour dépanner. Pierre intervient
avec sa précieuse carte de la maison poulaga et miraculeusement
une batterie aparrait dans les trois minutes qui suivent. Nous
repartons et quelques kilomètres plus loin, nouveau contrôle
de police ou Guy refuse carrément de montrer son passeport
en prétextant l'avoir vendu. Le policier le supplie :''Monsieur
s'il te plait montre-moi ton passeport''. Refus catégorique
du Guy, le policier baisse les bras et nous laisse partir dépité.
A dix huit heures, arrivée à Fianarantsoa ou Alain
a réservé dans un sympathique hôtel et nous
allons manger dans un restaurant classe, le Tsaraguesthouse.A
Fianarantsoa nous découvrons une ville universitaire
ou tous les enfants parlent un français irréprochable
et nous accostent en nous expliquant que leur maîtresse
leur apprend qu'il n'est pas bien de mendier et que pour gagner
de l'argent il faut proposer quelque chose en échange.
Ils dessinent donc des scènes de leur vie quotidienne
et proposent aux touristes leurs cartes postales.
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10/11/2001
Lever cinq heures trente, petit déjeuner, nous repartons
sur nos pas, quelques kilomètres avant Fianarantsoa ou
la veille nous avons repéré un décollage
devant les rizières. A six heures quarante cinq Brice
décolle pour enfin faire les premières photos
aériennes de rizières, Guy le suit quelques minutes
plus tard et s'éclate à faire du radada au-dessus
des gosses qui court dans les champs de riz pour éviter
ce curieux bipède volant (très bas) Le résultat
sera de magnifiques photos de ces champs aux tons de vert incroyable.
Après une heure quinze de vol nous nous reposons non
sans quelques peines car les enfants sont arrivés de
toutes les collines environnantes et l'attérro est noir
de monde. Il suffira d'un passage à ras des pâquerettes
et de l'autorité bienveillante de Pierre pour nous laisser
un espace suffisant pour nous poser. Le matériel rangé
nous reprenons la route après avoir fait le plein d'essence
et de bananes (toujours mettre de l'essence quand on en trouve,
on ne sait pas s'il y en a dans la prochaine ville, vieux dicton
malgache )(et toujours avoir de quoi manger, vieux dicton à
Brice)
A dix heures trente, en passant devant une " épicerie
" Brice teste les beignets de pommes de terre qui une fois
les fourmis écartées se révèleront
d'un goût acceptable et surtout rassasiant. Pour la tourista
il faudra juger plus tard.
A treize heures nous sommes à Iosy et nous déjeunons
dans un petit restaurant ou le steak de zébu est divin
et la bière un peu tiède (on ne peut pas tout
avoir) Alain nous fait un cours de Malgache adapté.
Trois heures de route sur un magnifique plateau ou malheureusement
le vent trop fort ne nous permet pas de voler, nous arrivons
à Ichal, un endroit qui ressemble au colorado. Nous logeons
dans des cases et le standing des premiers jours a baisse d'un,
voir de deux crans, Alain commence à nous conditionner
pour une survie dans le sud.
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11/11/2001
Lever six heures, petit déjeuner avec le café
le plus infâme que l'on puisse boire,
Trop de vent (quand ça part mal, ça continue)
pas de vol, nous allons donc visiter à pied le parc naturel
de l'Ichal avec un guide local qui nous amène jusqu'à
une cascade naturelle au pied de la montagne ou nous nous baignerons
puis nous passerons dans une forêt peuplée de lémuriens
que nous entendrons crier dans les arbres. Alain prendra la
gamelle de la journée en glissant dans les rochers. Nous
repartons direction le sud et nous atteignons Iakaka la ville
des saphirs ou Guy et Brice essayent les beignets de viande
et oignons toujours après avoir enlevé les fourmis.
La population de cette ville est celle de toutes les villes
champignons, construites à coté des trous et galeries
ou de pauvres malheureux piochent, creusent et tamisent une
terre ocre et sensée contenir la veine de saphirs qui
fera d'eux des millionnaires.
Arrêt a midi pour manger dans une petite gargote locale
et omelette pour tout le monde avec riz cantonnais et bière
locale. Une belle averse nous attend quelques kilomètres
avant Tulear ou nous arrivons vers seize heures.
Installation a l'hôtel Plaza, une petite douche pour enlever
la fatigue de la route et nous partons voler à la sortie
de la ville sur la plage de la Batterie nord de Tulear. Brice
dans son impatience à voler démarre, le souffle
de son engin gonfle la voile et renverse le moteur de Guy fendant
l'hélice en deux. Mais celui-ci a de la ressource, il
récupère dans le minibus l'hélice de rechange
et avec deux vis au lieu de quatre prépare son engin
et décolle dix minutes après nous. Nous ferons
un vol magnifique en bord de mer et nous resterons la à
jouer avec le vent jusqu'au coucher du soleil en faisant de
longs passages à un mètre du sable et de l'eau
pendant que Pierre qui ne vole pas se baigne avec délice
dans le canal du Mozambique. A la nuit tombante nous nous reposons
et après avoir range le matériel et nous être
ensablé avec le minibus, nous rentrons à l'hôtel.
Repas du soir au restaurant le Zaza, un petit tour dans la discothèque
attenante et nous sommes au dodo vers minuit.
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12/11/2001
Réveil six heures trente petit déjeuner et répartition
des tâches. Alain s'occupe de négocier le bateau
pour notre deuxième partie du programme car la ou nous
allons même un 4X 4 y perd ses roues, seul le char a zébu
peut passer et nous préférons l'option bateau
ravitailleur pour remonter le long de la cote sauvage.
Guy part dans Tulear a la recherche d'araldite et papier de
verre pour réparer les conneries du moustachu (l'hélice)
Pierre et Brice vont réserver les billets retour a air
Madagascar. Nous nous retrouvons tous à l'As des Glaces
un bistrot de Tulear ou le patron est capable de vous trouver
tous les contacts nécessaires pour le style de raid que
nous projetons. Nous voulons rejoindre Ifaty a Endavadoaka et
retour soit une distance de 500 km en sachant que nous ne trouverons
pas d'essence sur notre parcours. Il nous faut donc prévoir
toute la logistique pour ce périple de cinq jours. Alain
en suprême organisateur règle tous les détails.
Nous partons de Tulear pour notre dernière étape
en minibus et nous rejoignons Ifaty sur une piste de vingt kilomètres
dont nous avons peine à croire que c'était une
route goudronnée du temps de la présence française.
Petit arrêt en route chez Françoise et Jacques,
des amis d'Alain, une petite bière pour la route et nous
arrivons au Vovotel.Après un bon déjeuner et un
bain nous préparons le matériel pour un vol en
bord de mer avec une portance extraordinaire.
Dîner au Vovo et nous finissons la soirée chez
Alex le bar chaud qui jouxte l'hôtel. Brice fait quelques
petits tours de magie pour détendre l'ambiance et nous
finissons cette soirée vers une heure du matin.
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13/11/2001
Enfin un réveil à sept heures, petit déjeuner.
Guy et Brice décollent à huit heures pour un vol
vers Tulear et retour 40 km. Guy teste le touch and go sur les
camions qui servent de taxi brousse. A neuf trente posé
sur la plage et premier coup de soleil. Le spasfon a bien arrangé
les affaires d'Alain. Déjeuner et sieste (c 'est la première
depuis le départ) A quinze heures essai radio terrestre
concluant et vérification des derniers détails
pour le départ de notre raid demain matin. Pour le repas
du soir nous avons commandé une bouillabaisse 65 FR pour
4.Deux vacancières routardes, Nathalie et Mireille nous
demandent si nous pouvons les emmener jusqu'à Endavadoaka
avec notre bateau. Le deal est conclu, elles feront la vaisselle
pour payer le voyage (non, je déconne)
Coca chez Alex, dernier essai radio avant le périple
entre Guy et Pierre et couché à une du mat.
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14/11/2001
Réveil cinq heures, préparation des moteurs et
des voiles, le petit déjeuner est réduit à
rien. Décollage à six heures trente pour la première
étape.
Trente minutes de vol et première panne pour Brice qui,
coup de chance, réussi un posé dans le seul champ
sans cactus, répare son antiparasite et redécolle
devant cinquante autochtones venus dont on ne sait ou.
Le vent de face nous retarde dans notre progression et trente
minutes plus tard, deuxième panne pour Brice ( la même)
qui répare et recolle toujours devant cent autochtones
et encore arrivés dont on ne sait ou puisqu'il ni avait
personne alentour au moment de son poser.
Arrivée à sept heures quarante cinq sur la plage
de Manonbo, tout le village de pêcheur arrive pour nous
accueillir, les enfants nous entourent rapidement et nous avons
l'impression d'être des extra terrestres devant leurs
regards éberlués.
On Attend le bateau avec l'essence. Quand il arrive nous envoyons
une pirogue car la marée trop basse l'empêche de
rentrer dans la passe. L'essence récupérée
nous faisons les pleins. Malheureusement le vent a forci et
nous ne pouvons pas redécoller. Notre bateau part se
mettre à l'abri neuf kilomètres plus loin dans
une autre passe. Alain part négocier avec les piroguiers
pour nous emmener. Ceux ci nous demandent cent mille francs
malgaches, refus d'Alain et ils repartent dans leur village.
Deux heures plus tard nouvelle négociation et nous nous
plions à leur demande. Aussitôt conclut ils amènent
deux pirogues a balanciers. Il nous faut transporter trois moteurs,
les voiles de parapente plus nous trois et les quatre piroguiers.
Ces ingénieux pêcheurs démontent un balancier
de la première pirogue et font passer le balancier de
la deuxième sur la coque de la première de façon
qu'une fois attachées avec quatre bouts de corde nous
ayons devant nous un catamaran. Les deux gros moteurs sont placés
à l'arrière de chaque pirogue et fixés
avec les deux bouts de ficelle qui restent. Notre idée
est de propulser les pirogues a la force de nos moteurs. Nous
testons l'ensemble pirogues moteurs sur le lagon sous l'il
médusé des piroguiers et retour au bord nous embarquons
tout le monde. La sortie de la passe se déroule sans
problème et tout se corse après car la mer est
bien formée.. Les vagues qui nous arrivent de trois quarts
avant nous font tanguer de façon inquiétante.
Après une demi-heure moteurs au ralenti nous nous apercevons
que nous n'avons parcouru que quelques centaines de mètres.
Une maison en point de mire sur la côte nous renseigne
sur notre avancée et celle ci ne se révèle
pas énorme. Les pirogues subissent la houle et nous regardons
avec anxiété les bout de ficelles qui amarrent
les deux coques. Guy et Alain échangent des propos véhéments
sur les options à suivre, Brice calcule mentalement combien
risque de coûter le chavirage des pirogues. Il nous faudra
deux longues heures pour qu'enfin les piroguiers nous indiquent
d 'un geste de la main l'entrée de la passe. Il nous
faut nous orienter face à la cote et après un
délicat passage vagues de travers commence une course
poursuite pour que les vagues ne nous rattrapent pas. Moteurs
à fond la poussée de nos paramoteurs fait décoller
les deux pirogues et nous surfons les vagues, acclamés
par les quatre piroguiers qui n'imaginaient pas une telle puissance.
Virage à gauche toute et nous longeons le bord de mer
pour arriver dix minutes plus tard a hauteur de notre bateau
qui nous attend dans la mangrove. L'arrivée de notre
fusée pirogue sera filmée par la petite caméra
numérique de Nathalie.
Déchargement du matériel des pirogues et embarquement
dans le bateau. Nous prenons conscience que nous venons de passer
près de la correctionnelle.
Départ avec le bateau pour le reste de l'étape
et quatre heures plus tard après une averse diluvienne
nous arrivons à Salary, il est vingt heures trente, nous
n'avons rien mangé depuis hier soir.
Ce sera donc un repas aux langoustes riz et poissons à
15f le repas qui nous ferons oublier les affres de la faim.
Pour finir cette journée nous emménageons dans
nos bungalows avec confort malgache (douche avec une boite de
conserve et wc dans les dunes) Au lit a vingt trois heures,
heureux !!
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15/11/2001
Réveil a six heures. Petit déjeuner, le vent trop
fort ne nous permet pas de voler,
Nous embarquons dans le bateau pour une étape de cinq
heures avec la traversée de la baie des assassins et
nous arrivons à Endavadoaka vers une heure. Repas dans
le resto panoramique ou nous sommes les seuls clients, petite
sieste et promenade sur la plage. C'est le deuxième jour
sans voler depuis notre départ.
Apéro au Ricard fourni par Pierre et dodo de bonne heure.
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16/11/2001
Lever cinq heures trente.
Une petite brise du sud nous encourage à préparer
rapidement les machines et une heure plus tard nous sommes tous
les trois en l 'air direction la baie des assassins. Il ne nous
faudra que vingt minutes pour découvrir cette baie et
nous resterons un moment à contempler ce paysage à
une altitude raisonnable car ce bel endroit est peuplé
de requins et une panne moteur serait bien mal venue.
Guy et Brice mitraillent avec leurs Canon. Retour au village
après une heure quinze de vol et des images plein la
tête.
A neuf heures, petit déjeuner et à dix heures,
profitant de la marée basse nous traversons la baie à
pied jusqu'au rochers situés cinq cent mètres
du bord. Munis de nos palmes, masques et tubas nous continuons
au-delà des rochers et nous nageons jusqu'à la
barrière de corail. Nous allons voir des langoustes,
des poissons perroquets, des balistres et toutes sortes de coquillages
comme les casques, les cinq doigts, les escargots, les bénitiers,
les porcelaines et d'autres dont je ne connais pas les noms.
A notre retour aux rochers les filles qui nous attendaient ont
ramassé des oursins énormes que nous nous empressons
d'ouvrir et de déguster. Nous habitons tous en bord de
mer et nous sommes sidérés de voir la grosseur
des lamelles de ces oursins. C'est après une oursinade
monumentale que nous regagnons l'hôtel.
Un repas léger, une petite sieste et nous finissons la
journée par une révision complète de notre
matériel avec l'espoir de faire une super étape
demain.
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17/11/2001
Lever quatre heures trente, préparation du matériel,
plein essence et à cinq heures quarante cinq Alain est
en l'air a son deuxième essai, Brice le suit deux minutes
plus tard et Guy nous rate deux décollages (c'est pas
de lui)
Après vingt minutes de vol et juste avant de traverser
la fameuse baie des assassins, Brice se fait sa troisième
panne d'antiparasite et coup de chance juste au-dessus d'un
champ d'où il pourra redécoller dix minutes plus
tard. Alain est déjà loin devant et Guy patiente
au-dessus de Brice.
Une fois repartis, ils traversent ensemble et très haut
la baie des assassins avec un gros serrement de fesses pour
Brice qui pilote d'une main et appui sur l'antiparasite de l'autre.
Le vol se déroule avec un petit vent de dos qui améliore
notre vitesse sol de façon remarquable. Nous voyons les
villages de pêcheurs défiler sous nos pieds. Vers
sept heures, Guy qui a une radio, entame une série de
360 (virages complets pour descendre rapidement)et se pose dans
un village.
Brice qui n'a pas de radio se demande pourquoi et comprend quand
il voit Alain sortir d'une case et agiter sa couverture de survie.
Une fois posés nous nous faisons remarquer vertement
à Alain qu'il aurait put étaler son aile sur la
plage afin que l'on puisse le voir. Il pensait que nous étions
en panne et s'apprêtait à attendre le bateau. Tout
content d'avoir fait la première partie de l'étape
nous complétons les réservoirs avec l'essence
que nous avons emportée et aidé par tous les enfants
du village nous repartons pour la deuxième partie de
la journée. A huit heures nous sommes tous les trois
en l'air toujours avec un petit vent de dos
Et à neuf heures nous sommes au-dessus de Salary, 65
km notre destination du jour. Un posé sans problème
à coté des bungalows et nous pouvons attendre
le bateau devant une bonne bière fraîche. A onze
heures Pierre et les filles arrivent avec le bateau et à
midi petit repas aux langoustes. Nous reprenons le bateau en
début d'après midi pour une petite heure de navigation
et arrivons dans un petit village de pécheurs. Les bungalows
sont les plus sommaires que nous ayons trouvé, pas de
douches et pas de toilettes mais des bêtes. La gentillesse
de nos hôtes comblera ces manques et la kalachnikov que
nous voyons sur la table au moment d'aller nous coucher aura
un effet apaisant. Repas aux poulpes riz et langoustes toujours
arrosé à la bière locale. Moteurs préparés
et plein essence fait, on est au lit à vingt et une heures.
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18/11/2001
Réveil à quatre heures quinze, pas de petit déjeuner
et c'est dans la nuit noire que nous installons nos voile sur
la dune à coté du village. Les premières
lueurs du jour verront Alain décoller, il est cinq heurs
cinq, Guy et Brice le suive dans les minutes qui suivent. Le
vent arrière nous permet une vitesse sol excellente et
nous voyons défiler sous nos pieds tous les villages
de pêcheurs qui longent la côte. Brice (qui n'a
toujours pas de radio) commence à s'inquiéter
en voyant le temps passer car un posé pour complément
de ravitaillement est prévu et pourtant Alain et Guy
ne font pas mine de se poser. A six heures trente enfin Guy
amorce une descente dans un petit champ sitôt suivit d'Alain.
Brice qui a repéré un terrain de foot apparemment
plus accueillant peste pour ce mauvais choix et se retrouve
confondu quand, une fois posé, ses deux camarades lui
expliquent gentiment qu'ils sont arrivés à destination
soit soixante dix kilomètres en une heure trente de vol.
L'hôtel est à quelques mètres de là.
Le matériel replié dans la bonne humeur, il ne
nous reste plus qu'à nous installer au restaurant pour
un petit déjeuner bien mérité. Nous avons
une pensée émue pour nos petits camarades qui
sont dans le bateau et qui n'arriveront que quatre heures plus
tard.
Après un repas sans poissons ni riz, une petite sieste
et un bon bain nous repartons pour un petit vol du soir autour
de l'hôtel. Un petit apéro et le repas offert par
les filles seront arrosé au Bordeaux que le consul avait
donné à Brice pour son anniversaire. Un petit
rhum coca chez Alix et dodo à une heure.
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19/11/2001
Lever cinq heures trente. Préparation des valises, le
4 x 4 arrive, chargement des bagages, petit déjeuner
et nous décollons de Manguil pour Tulear. Léger
vent contre nous et c'est quarante minutes plus tard que nous
posons nos voiles sur l'immense plage de la batterie. Le 4 x
4 nous rejoint, on refait les pleins et redécollage vers
la baie de St Augustin. Nous passons au-dessus des marais salant
puis dans l'axe de la piste de Tulear (que Guy n'a jamais vu)
sauf au retour et une heure plus tard nous somme à St
Augustin. Posé à un mètre de nos bungalows
en bord de plage, c'est devant une bière puis deux que
nous attendrons le 4 x 4 de Marcel tombé en rade à
un kilomètre du village. Enfin à une heure le
véhicule arrive, nous pouvons récupérer
les bagages. Après le repas, une grande sieste et une
baignade la journée se terminera sous un ciel plein d'étoiles.
Nous sommes au lit à vingt deux heures trente.
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20/11/2001
Réveil très tard, six heures trente, petit déjeuner
à sept heures.
On prépare tranquillement le matériel et direction
la dune toute proche. Alain décolle en escaladant la
dune d'en face suivit de Guy et Brice. Nous partons vers la
baie de St Augustin ou la confluence décourage Alain,
il est vrai que ça secoue un peu au passage. Petit tour
dans la baie pour Guy, Brice reste sagement au-dessus des falaises
car le retour à pied en cas de panne doit être
de deux heures minimum. Retour vers le village pour une série
photos au ras des habitations et posé à un mètre
des bungalows. Alain a déjà négocié
la pirogue pour un palme masque et tuba en bordure de la barrière
de corail. Dix minutes de pagaies et tous à l'eau. Retour
à onze heures, une petite bière et Marcel nous
revient avec son 4x4 réparé. Repas et sieste,
Guy réussi un décollage dans une brise bien établie
et rejoint Tulear en vingt minutes, il nous faudra deux heures
dans la guimbarde de Marcel pour faire le même trajet
sur une piste défoncée. Arrivé à
l'hôtel le Refuge, Guy nous attend depuis longtemps, il
a vidé toutes les écoles de la ville en passant
au ras des toits et est rentré à l'hôtel
en mettant le paramoteur dans un pousse-pousse. Repas au Zsa-Zsa
avec nos deux routardes et rhum coco au bar du coin. C'était
notre dernière nuit à Tulear.
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21/11/2001
Réveil très très tard, sept heures. Petit
déjeuner.
Démontage et conditionnement des moteurs et des voiles
pour le retour. Guy et Brice en pousse pousse font un petit
tour dans Tulear pour les derniers achats de souvenirs. Repas
au jardin avec des tournedos Rossini. A quatorze heures nous
sommes à l'aéroport. Enregistrement des bagages
qui ne pèsent plus que la moitié de leur poids
grâce au pied magique d'Alain. Douze kilos de supplément
au lieu de quarante. L'avion est à l'heure, et après
une escale à Fort dauphin nous arrivons toujours dans
l'horaire à Tananarive ou Jocelyne nous attend avec deux
quatre quatre et une horde de porteurs. Nous récupérons
les bagages pour les confier à Joseph le fidèle
homme de confiance. Il va nous enregistrer les billets pendant
que nous irons manger avec Gilles et Jocelyne dans un super
restaurant. A notre retour nous n'avons plus qu'à passer
devant les files d'attentes et à coté de tous
les contrôles de police pour nous retrouver dans le salon
vip. Embarquement avec une heure de retard et après un
vol sans histoire nous sommes à Paris vers midi.
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