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Brice Charrue
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RAID PARAMOTEUR A MADAGASCAR DU 7 AU 22 NOVEMBRE 2001
7/11/2001
Départ de Nice pour Alain, Pierre et Brice avec deux moteurs et trente kilos de matériel en surcharge. L'hôtesse charmante nous fait grâce de ce petit supplément et nous voilà partis pour la capitale. Arrivé à Paris nous récupérons Guy et les valises moteurs.
Embarquement avec une heure de retard sur le vol Paris Tananarive et départ dans la joie et la bonne humeur.
Après deux apéros trois plateaux repas et quelques digestifs on s'installe pour une petite sieste réparatrice. Un peu de lecture et déjà le repas du soir
Arrivée à Tananarive a onze heures, Stéphane nous attend à l'aéroport, nous présente notre futur chauffeur et notre minibus vingt places.
Couchés à deux heures du matin
8/11/2001
Debout à six heures, petit déjeuner sur le pouce, répartition des tâches, Alain et Pierre partent récupérer le troisième paramoteur, Guy et Brice attaquent le remontage des deux autres moteurs. A onze heures l'affaire est dans le sac, le matériel chargé dans le minibus et nous partons pour le rendez-vous que nous avons avec le vice consul de France. Accueilli par Gilles au consulat nous partons déjeuner chez lui ou Jocelyne sa femme nous a préparés une superbe table et un repas merveilleux arrosé d'un super bordeaux.. Nous repartirons avec deux bouteilles de ce bordeaux et une bouteille de champagne que nous boirons pour l'anniversaire de Brice.
A quinze heures nous récupérons le minibus et quittons Tananarive direction Ansierabay
Premier village traversé et premier contrôle de police ou Pierre en ancien de la maison nous sort sa carte de retraité qui nous servira de sésame tout au long de notre périple.
A dix neuf heures et quatre sorties de carte plus tard nous arrivons à Antsirabé
ou Alain a réservé dans un petit motel. Petite toilette et nous partons en pousse pousse pour le restaurant. Ce premier repas nous donne une indication sur les tarifs pratiqués et sur les mets que nous trouverons pendant notre séjour. Pour ce premier repas nous dégusterons un canard laqué entier à quatre pour la modique somme de cinquante cinq francs. Un petit tour dans une boite de nuit locale à cinq francs l'entrée et nous rentrons sagement en pousse pousse. Brice découvre que Guy a des talents pour la musique de nuit.
9/11/2001
Réveil six heures, petit déjeuner et départ pour la sortie de la ville ou Alain connaît un endroit ou nous pourrons décoller pour notre premier vol.
A huit heures Brice décolle pour un petit test moteur et masse d'air. Reposé cinq minutes plus tard, deuxième test avec le moteur d'Alain.
A neuf heures Guy et Brice décollent pour un vol vers les rizières qui se trouvent au pied de la petite colline qui nous sert de décollage. Après cinq minutes de vol, le moteur engorgé, Brice se pose sur la route à la sortie d'un petit village et se retrouve entouré par deux cents gamins qui accourent de toutes les rizières environnantes. Guy retourne au décollage prévient Alain et Pierre. Le matériel vite rangé dans le minibus ils retrouvent Brice au milieu d'une foule
sympathique mais envahissante. C'est l'occasion d'essayer le chariot des enfants et d'inventer une nouvelle forme de déplacement en installant le moteur sur le jouet des enfants. Guy aux commandes et c'est parti pour un petit tour sur la route.

Nous reprenons la route et arrêt repas a Ambousita ou le prix du plat de pâtes au beurre est supérieur au filet de zébu (20 contre 18.Après quelques achats souvenirs nous continuons notre périple mais nous sommes stoppés par un camion en panne en plein milieu de la route à cause d'une panne de batteries ???
D'autres camions sont arrêtés et personne ne veut prêter ses batteries pour dépanner. Pierre intervient avec sa précieuse carte de la maison poulaga et miraculeusement une batterie aparrait dans les trois minutes qui suivent. Nous repartons et quelques kilomètres plus loin, nouveau contrôle de police ou Guy refuse carrément de montrer son passeport en prétextant l'avoir vendu. Le policier le supplie :''Monsieur s'il te plait montre-moi ton passeport''. Refus catégorique du Guy, le policier baisse les bras et nous laisse partir dépité.
A dix huit heures, arrivée à Fianarantsoa ou Alain a réservé dans un sympathique hôtel et nous allons manger dans un restaurant classe, le Tsaraguesthouse.A Fianarantsoa nous découvrons une ville universitaire ou tous les enfants parlent un français irréprochable et nous accostent en nous expliquant que leur maîtresse leur apprend qu'il n'est pas bien de mendier et que pour gagner de l'argent il faut proposer quelque chose en échange. Ils dessinent donc des scènes de leur vie quotidienne et proposent aux touristes leurs cartes postales.
10/11/2001
Lever cinq heures trente, petit déjeuner, nous repartons sur nos pas, quelques kilomètres avant Fianarantsoa ou la veille nous avons repéré un décollage devant les rizières. A six heures quarante cinq Brice décolle pour enfin faire les premières photos aériennes de rizières, Guy le suit quelques minutes plus tard et s'éclate à faire du radada au-dessus des gosses qui court dans les champs de riz pour éviter ce curieux bipède volant (très bas) Le résultat sera de magnifiques photos de ces champs aux tons de vert incroyable. Après une heure quinze de vol nous nous reposons non sans quelques peines car les enfants sont arrivés de toutes les collines environnantes et l'attérro est noir de monde. Il suffira d'un passage à ras des pâquerettes et de l'autorité bienveillante de Pierre pour nous laisser un espace suffisant pour nous poser. Le matériel rangé nous reprenons la route après avoir fait le plein d'essence et de bananes (toujours mettre de l'essence quand on en trouve, on ne sait pas s'il y en a dans la prochaine ville, vieux dicton malgache )(et toujours avoir de quoi manger, vieux dicton à Brice)
A dix heures trente, en passant devant une " épicerie " Brice teste les beignets de pommes de terre qui une fois les fourmis écartées se révèleront d'un goût acceptable et surtout rassasiant. Pour la tourista il faudra juger plus tard.
A treize heures nous sommes à Iosy et nous déjeunons dans un petit restaurant ou le steak de zébu est divin et la bière un peu tiède (on ne peut pas tout avoir) Alain nous fait un cours de Malgache adapté.
Trois heures de route sur un magnifique plateau ou malheureusement le vent trop fort ne nous permet pas de voler, nous arrivons à Ichal, un endroit qui ressemble au colorado. Nous logeons dans des cases et le standing des premiers jours a baisse d'un, voir de deux crans, Alain commence à nous conditionner pour une survie dans le sud.

11/11/2001
Lever six heures, petit déjeuner avec le café le plus infâme que l'on puisse boire,
Trop de vent (quand ça part mal, ça continue) pas de vol, nous allons donc visiter à pied le parc naturel de l'Ichal avec un guide local qui nous amène jusqu'à une cascade naturelle au pied de la montagne ou nous nous baignerons puis nous passerons dans une forêt peuplée de lémuriens que nous entendrons crier dans les arbres. Alain prendra la gamelle de la journée en glissant dans les rochers. Nous repartons direction le sud et nous atteignons Iakaka la ville des saphirs ou Guy et Brice essayent les beignets de viande et oignons toujours après avoir enlevé les fourmis.
La population de cette ville est celle de toutes les villes champignons, construites à coté des trous et galeries ou de pauvres malheureux piochent, creusent et tamisent une terre ocre et sensée contenir la veine de saphirs qui fera d'eux des millionnaires.
Arrêt a midi pour manger dans une petite gargote locale et omelette pour tout le monde avec riz cantonnais et bière locale. Une belle averse nous attend quelques kilomètres avant Tulear ou nous arrivons vers seize heures.
Installation a l'hôtel Plaza, une petite douche pour enlever la fatigue de la route et nous partons voler à la sortie de la ville sur la plage de la Batterie nord de Tulear. Brice dans son impatience à voler démarre, le souffle de son engin gonfle la voile et renverse le moteur de Guy fendant l'hélice en deux. Mais celui-ci a de la ressource, il récupère dans le minibus l'hélice de rechange et avec deux vis au lieu de quatre prépare son engin et décolle dix minutes après nous. Nous ferons un vol magnifique en bord de mer et nous resterons la à jouer avec le vent jusqu'au coucher du soleil en faisant de longs passages à un mètre du sable et de l'eau pendant que Pierre qui ne vole pas se baigne avec délice dans le canal du Mozambique. A la nuit tombante nous nous reposons et après avoir range le matériel et nous être ensablé avec le minibus, nous rentrons à l'hôtel. Repas du soir au restaurant le Zaza, un petit tour dans la discothèque attenante et nous sommes au dodo vers minuit.
12/11/2001
Réveil six heures trente petit déjeuner et répartition des tâches. Alain s'occupe de négocier le bateau pour notre deuxième partie du programme car la ou nous allons même un 4X 4 y perd ses roues, seul le char a zébu peut passer et nous préférons l'option bateau ravitailleur pour remonter le long de la cote sauvage.
Guy part dans Tulear a la recherche d'araldite et papier de verre pour réparer les conneries du moustachu (l'hélice) Pierre et Brice vont réserver les billets retour a air Madagascar. Nous nous retrouvons tous à l'As des Glaces un bistrot de Tulear ou le patron est capable de vous trouver tous les contacts nécessaires pour le style de raid que nous projetons. Nous voulons rejoindre Ifaty a Endavadoaka et retour soit une distance de 500 km en sachant que nous ne trouverons pas d'essence sur notre parcours. Il nous faut donc prévoir toute la logistique pour ce périple de cinq jours. Alain en suprême organisateur règle tous les détails.
Nous partons de Tulear pour notre dernière étape en minibus et nous rejoignons Ifaty sur une piste de vingt kilomètres dont nous avons peine à croire que c'était une route goudronnée du temps de la présence française. Petit arrêt en route chez Françoise et Jacques, des amis d'Alain, une petite bière pour la route et nous arrivons au Vovotel.Après un bon déjeuner et un bain nous préparons le matériel pour un vol en bord de mer avec une portance extraordinaire.
Dîner au Vovo et nous finissons la soirée chez Alex le bar chaud qui jouxte l'hôtel. Brice fait quelques petits tours de magie pour détendre l'ambiance et nous finissons cette soirée vers une heure du matin.
13/11/2001
Enfin un réveil à sept heures, petit déjeuner. Guy et Brice décollent à huit heures pour un vol vers Tulear et retour 40 km. Guy teste le touch and go sur les camions qui servent de taxi brousse. A neuf trente posé sur la plage et premier coup de soleil. Le spasfon a bien arrangé les affaires d'Alain. Déjeuner et sieste (c 'est la première depuis le départ) A quinze heures essai radio terrestre concluant et vérification des derniers détails pour le départ de notre raid demain matin. Pour le repas du soir nous avons commandé une bouillabaisse 65 FR pour 4.Deux vacancières routardes, Nathalie et Mireille nous demandent si nous pouvons les emmener jusqu'à Endavadoaka avec notre bateau. Le deal est conclu, elles feront la vaisselle pour payer le voyage (non, je déconne)
Coca chez Alex, dernier essai radio avant le périple entre Guy et Pierre et couché à une du mat.
14/11/2001
Réveil cinq heures, préparation des moteurs et des voiles, le petit déjeuner est réduit à rien. Décollage à six heures trente pour la première étape.
Trente minutes de vol et première panne pour Brice qui, coup de chance, réussi un posé dans le seul champ sans cactus, répare son antiparasite et redécolle devant cinquante autochtones venus dont on ne sait ou.
Le vent de face nous retarde dans notre progression et trente minutes plus tard, deuxième panne pour Brice ( la même) qui répare et recolle toujours devant cent autochtones et encore arrivés dont on ne sait ou puisqu'il ni avait personne alentour au moment de son poser.
Arrivée à sept heures quarante cinq sur la plage de Manonbo, tout le village de pêcheur arrive pour nous accueillir, les enfants nous entourent rapidement et nous avons l'impression d'être des extra terrestres devant leurs regards éberlués.
On Attend le bateau avec l'essence. Quand il arrive nous envoyons une pirogue car la marée trop basse l'empêche de rentrer dans la passe. L'essence récupérée nous faisons les pleins. Malheureusement le vent a forci et nous ne pouvons pas redécoller. Notre bateau part se mettre à l'abri neuf kilomètres plus loin dans une autre passe. Alain part négocier avec les piroguiers pour nous emmener. Ceux ci nous demandent cent mille francs malgaches, refus d'Alain et ils repartent dans leur village. Deux heures plus tard nouvelle négociation et nous nous plions à leur demande. Aussitôt conclut ils amènent deux pirogues a balanciers. Il nous faut transporter trois moteurs, les voiles de parapente plus nous trois et les quatre piroguiers. Ces ingénieux pêcheurs démontent un balancier de la première pirogue et font passer le balancier de la deuxième sur la coque de la première de façon qu'une fois attachées avec quatre bouts de corde nous ayons devant nous un catamaran. Les deux gros moteurs sont placés à l'arrière de chaque pirogue et fixés avec les deux bouts de ficelle qui restent. Notre idée est de propulser les pirogues a la force de nos moteurs. Nous testons l'ensemble pirogues moteurs sur le lagon sous l'œil médusé des piroguiers et retour au bord nous embarquons tout le monde. La sortie de la passe se déroule sans problème et tout se corse après car la mer est bien formée.. Les vagues qui nous arrivent de trois quarts avant nous font tanguer de façon inquiétante. Après une demi-heure moteurs au ralenti nous nous apercevons que nous n'avons parcouru que quelques centaines de mètres. Une maison en point de mire sur la côte nous renseigne sur notre avancée et celle ci ne se révèle pas énorme. Les pirogues subissent la houle et nous regardons avec anxiété les bout de ficelles qui amarrent les deux coques. Guy et Alain échangent des propos véhéments sur les options à suivre, Brice calcule mentalement combien risque de coûter le chavirage des pirogues. Il nous faudra deux longues heures pour qu'enfin les piroguiers nous indiquent d 'un geste de la main l'entrée de la passe. Il nous faut nous orienter face à la cote et après un délicat passage vagues de travers commence une course poursuite pour que les vagues ne nous rattrapent pas. Moteurs à fond la poussée de nos paramoteurs fait décoller les deux pirogues et nous surfons les vagues, acclamés par les quatre piroguiers qui n'imaginaient pas une telle puissance. Virage à gauche toute et nous longeons le bord de mer pour arriver dix minutes plus tard a hauteur de notre bateau qui nous attend dans la mangrove. L'arrivée de notre fusée pirogue sera filmée par la petite caméra numérique de Nathalie.
Déchargement du matériel des pirogues et embarquement dans le bateau. Nous prenons conscience que nous venons de passer près de la correctionnelle.
Départ avec le bateau pour le reste de l'étape et quatre heures plus tard après une averse diluvienne nous arrivons à Salary, il est vingt heures trente, nous n'avons rien mangé depuis hier soir.
Ce sera donc un repas aux langoustes riz et poissons à 15f le repas qui nous ferons oublier les affres de la faim. Pour finir cette journée nous emménageons dans nos bungalows avec confort malgache (douche avec une boite de conserve et wc dans les dunes) Au lit a vingt trois heures, heureux !!
15/11/2001
Réveil a six heures. Petit déjeuner, le vent trop fort ne nous permet pas de voler,
Nous embarquons dans le bateau pour une étape de cinq heures avec la traversée de la baie des assassins et nous arrivons à Endavadoaka vers une heure. Repas dans le resto panoramique ou nous sommes les seuls clients, petite sieste et promenade sur la plage. C'est le deuxième jour sans voler depuis notre départ.
Apéro au Ricard fourni par Pierre et dodo de bonne heure.
16/11/2001
Lever cinq heures trente.
Une petite brise du sud nous encourage à préparer rapidement les machines et une heure plus tard nous sommes tous les trois en l 'air direction la baie des assassins. Il ne nous faudra que vingt minutes pour découvrir cette baie et nous resterons un moment à contempler ce paysage à une altitude raisonnable car ce bel endroit est peuplé de requins et une panne moteur serait bien mal venue.
Guy et Brice mitraillent avec leurs Canon. Retour au village après une heure quinze de vol et des images plein la tête.
A neuf heures, petit déjeuner et à dix heures, profitant de la marée basse nous traversons la baie à pied jusqu'au rochers situés cinq cent mètres du bord. Munis de nos palmes, masques et tubas nous continuons au-delà des rochers et nous nageons jusqu'à la barrière de corail. Nous allons voir des langoustes, des poissons perroquets, des balistres et toutes sortes de coquillages comme les casques, les cinq doigts, les escargots, les bénitiers, les porcelaines et d'autres dont je ne connais pas les noms. A notre retour aux rochers les filles qui nous attendaient ont ramassé des oursins énormes que nous nous empressons d'ouvrir et de déguster. Nous habitons tous en bord de mer et nous sommes sidérés de voir la grosseur des lamelles de ces oursins. C'est après une oursinade monumentale que nous regagnons l'hôtel.
Un repas léger, une petite sieste et nous finissons la journée par une révision complète de notre matériel avec l'espoir de faire une super étape demain.
17/11/2001
Lever quatre heures trente, préparation du matériel, plein essence et à cinq heures quarante cinq Alain est en l'air a son deuxième essai, Brice le suit deux minutes plus tard et Guy nous rate deux décollages (c'est pas de lui)
Après vingt minutes de vol et juste avant de traverser la fameuse baie des assassins, Brice se fait sa troisième panne d'antiparasite et coup de chance juste au-dessus d'un champ d'où il pourra redécoller dix minutes plus tard. Alain est déjà loin devant et Guy patiente au-dessus de Brice.
Une fois repartis, ils traversent ensemble et très haut la baie des assassins avec un gros serrement de fesses pour Brice qui pilote d'une main et appui sur l'antiparasite de l'autre. Le vol se déroule avec un petit vent de dos qui améliore notre vitesse sol de façon remarquable. Nous voyons les villages de pêcheurs défiler sous nos pieds. Vers sept heures, Guy qui a une radio, entame une série de 360 (virages complets pour descendre rapidement)et se pose dans un village.
Brice qui n'a pas de radio se demande pourquoi et comprend quand il voit Alain sortir d'une case et agiter sa couverture de survie. Une fois posés nous nous faisons remarquer vertement à Alain qu'il aurait put étaler son aile sur la plage afin que l'on puisse le voir. Il pensait que nous étions en panne et s'apprêtait à attendre le bateau. Tout content d'avoir fait la première partie de l'étape nous complétons les réservoirs avec l'essence que nous avons emportée et aidé par tous les enfants du village nous repartons pour la deuxième partie de la journée. A huit heures nous sommes tous les trois en l'air toujours avec un petit vent de dos
Et à neuf heures nous sommes au-dessus de Salary, 65 km notre destination du jour. Un posé sans problème à coté des bungalows et nous pouvons attendre le bateau devant une bonne bière fraîche. A onze heures Pierre et les filles arrivent avec le bateau et à midi petit repas aux langoustes. Nous reprenons le bateau en début d'après midi pour une petite heure de navigation et arrivons dans un petit village de pécheurs. Les bungalows sont les plus sommaires que nous ayons trouvé, pas de douches et pas de toilettes mais des bêtes. La gentillesse de nos hôtes comblera ces manques et la kalachnikov que nous voyons sur la table au moment d'aller nous coucher aura un effet apaisant. Repas aux poulpes riz et langoustes toujours arrosé à la bière locale. Moteurs préparés et plein essence fait, on est au lit à vingt et une heures.
18/11/2001
Réveil à quatre heures quinze, pas de petit déjeuner et c'est dans la nuit noire que nous installons nos voile sur la dune à coté du village. Les premières lueurs du jour verront Alain décoller, il est cinq heurs cinq, Guy et Brice le suive dans les minutes qui suivent. Le vent arrière nous permet une vitesse sol excellente et nous voyons défiler sous nos pieds tous les villages de pêcheurs qui longent la côte. Brice (qui n'a toujours pas de radio) commence à s'inquiéter en voyant le temps passer car un posé pour complément de ravitaillement est prévu et pourtant Alain et Guy ne font pas mine de se poser. A six heures trente enfin Guy amorce une descente dans un petit champ sitôt suivit d'Alain. Brice qui a repéré un terrain de foot apparemment plus accueillant peste pour ce mauvais choix et se retrouve confondu quand, une fois posé, ses deux camarades lui expliquent gentiment qu'ils sont arrivés à destination soit soixante dix kilomètres en une heure trente de vol. L'hôtel est à quelques mètres de là. Le matériel replié dans la bonne humeur, il ne nous reste plus qu'à nous installer au restaurant pour un petit déjeuner bien mérité. Nous avons une pensée émue pour nos petits camarades qui sont dans le bateau et qui n'arriveront que quatre heures plus tard.
Après un repas sans poissons ni riz, une petite sieste et un bon bain nous repartons pour un petit vol du soir autour de l'hôtel. Un petit apéro et le repas offert par les filles seront arrosé au Bordeaux que le consul avait donné à Brice pour son anniversaire. Un petit rhum coca chez Alix et dodo à une heure.
19/11/2001
Lever cinq heures trente. Préparation des valises, le 4 x 4 arrive, chargement des bagages, petit déjeuner et nous décollons de Manguil pour Tulear. Léger vent contre nous et c'est quarante minutes plus tard que nous posons nos voiles sur l'immense plage de la batterie. Le 4 x 4 nous rejoint, on refait les pleins et redécollage vers la baie de St Augustin. Nous passons au-dessus des marais salant puis dans l'axe de la piste de Tulear (que Guy n'a jamais vu) sauf au retour et une heure plus tard nous somme à St Augustin. Posé à un mètre de nos bungalows en bord de plage, c'est devant une bière puis deux que nous attendrons le 4 x 4 de Marcel tombé en rade à un kilomètre du village. Enfin à une heure le véhicule arrive, nous pouvons récupérer les bagages. Après le repas, une grande sieste et une baignade la journée se terminera sous un ciel plein d'étoiles. Nous sommes au lit à vingt deux heures trente.
20/11/2001
Réveil très tard, six heures trente, petit déjeuner à sept heures.
On prépare tranquillement le matériel et direction la dune toute proche. Alain décolle en escaladant la dune d'en face suivit de Guy et Brice. Nous partons vers la baie de St Augustin ou la confluence décourage Alain, il est vrai que ça secoue un peu au passage. Petit tour dans la baie pour Guy, Brice reste sagement au-dessus des falaises car le retour à pied en cas de panne doit être de deux heures minimum. Retour vers le village pour une série photos au ras des habitations et posé à un mètre des bungalows. Alain a déjà négocié la pirogue pour un palme masque et tuba en bordure de la barrière de corail. Dix minutes de pagaies et tous à l'eau. Retour à onze heures, une petite bière et Marcel nous revient avec son 4x4 réparé. Repas et sieste, Guy réussi un décollage dans une brise bien établie et rejoint Tulear en vingt minutes, il nous faudra deux heures dans la guimbarde de Marcel pour faire le même trajet sur une piste défoncée. Arrivé à l'hôtel le Refuge, Guy nous attend depuis longtemps, il a vidé toutes les écoles de la ville en passant au ras des toits et est rentré à l'hôtel en mettant le paramoteur dans un pousse-pousse. Repas au Zsa-Zsa avec nos deux routardes et rhum coco au bar du coin. C'était notre dernière nuit à Tulear.
21/11/2001
Réveil très très tard, sept heures. Petit déjeuner.
Démontage et conditionnement des moteurs et des voiles pour le retour. Guy et Brice en pousse pousse font un petit tour dans Tulear pour les derniers achats de souvenirs. Repas au jardin avec des tournedos Rossini. A quatorze heures nous sommes à l'aéroport. Enregistrement des bagages qui ne pèsent plus que la moitié de leur poids grâce au pied magique d'Alain. Douze kilos de supplément au lieu de quarante. L'avion est à l'heure, et après une escale à Fort dauphin nous arrivons toujours dans l'horaire à Tananarive ou Jocelyne nous attend avec deux quatre quatre et une horde de porteurs. Nous récupérons les bagages pour les confier à Joseph le fidèle homme de confiance. Il va nous enregistrer les billets pendant que nous irons manger avec Gilles et Jocelyne dans un super restaurant. A notre retour nous n'avons plus qu'à passer devant les files d'attentes et à coté de tous les contrôles de police pour nous retrouver dans le salon vip. Embarquement avec une heure de retard et après un vol sans histoire nous sommes à Paris vers midi.