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Histoire du Paramoteur
>>Nostalgie
Histoire du parachute motorisé ou paramoteur par Jean-Louis Lainé
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ooooooooo  
HISTORIQUE DU PARAMOTEUR
Pour agrandir les photos > cliquez dessus
Photos extraites du site:     Vintage Ultralight & Lightplane Association
 
Le PARAPLANE
 

Premier paramoteur commercialisé en 1984: le PARAPLANE, motorisé par deux moteurs de marque Solo réductés avec double hélices contra-rotatives pour éliminer l'effet du couple moteur; Les roues AR avaient quelques degrés de liberté pour éviter les renversements lors du gonflage de l'aile.

 
 BERND GARTIG
 

Bernd Gartig, le premier pilote et constructeur de paramoteur à décollage à pieds.

 
Premières constructions Françaises restées inconnues
 

Le premier modèle est de 1986 (photo Mounier1) et l'essai date de décembre 1986 (Mounier 2) le moteur est un Solo non réducté et l'ensemble témoigne de l'effort de son créateur pour faire "léger": arceau en composite, structure minimale etc.Un deuxième modèle a été construit autour d'un autre moteur inconnu (Mounier 3 et 4), j'ai perdu la trace de cet homme et ne suis pas sûr de l'orthographe de son nom.. il est originaire du centre de la France.

photo Mounier 1

photo Mounier 2

photo Mounier 3

photo Mounier 4
 

Le deuxième modèle est de 1987 c'est la création de Philippe De Beaumont avec un moteur de moto de trial de marque Montesa amputé de sa boite de vitesse et sur lequel une hélice en " profil alu" vient se fixer sur le rotor de volant magnétique (brrrr!!!!!!!) la cage est réduite à sa plus simple expression.

 
Philippe De Beaumont

création de Philippe De Beaumont

 
Entre les deux s'intercale mon prototype de 1987 cédé à Yves Marre "l'Essentiel" ou "brouette volante"Pour d'autres suite à un article de la revue Vol Moteur et Ailes magazine qui donna naissance au Propulsar de Yves Marre et Léon Mouraud . Arrive également pendant cette même période le Jet Pocket de Philippe Jeorgeaguet (champion du monde 1999. http://www.jetpocket.com)
 
 
PROPULSAR
 
Yves Marre

Léon Mouraud Yves Marre

Décollage printemps 1988 avec un châssis-moteur Propulsar équipé d'un 425 cm3 JPX et d'une aile Trekking "Silver Ghost".
 

Le texte ci-dessous est issu du livre de
François SIEKLUCKI et Léon MOURAUD

"L'Histoire du Paramoteur en France décollage à pied de 1988 à 1998."

Alors que les premières ailes souples sont arrivées en France, dans le parachutisme sportif en 1972, c’est en 1984 que le premier engin motorisé, équipé d’une aile souple, est né aux Etats-Unis, avec Steve Snyder, c’était le “Paraplane”.

Viendront ensuite quelques exemplaires du “Buckeye” et en 1986 l’anglais Mike Byrne fait parler de sont Paratrike dans les revues spécialisées.

Le “ Paraplane ” lui, était équipé d’un chariot et de deux moteurs Solo avec hélices contrarotatives et sur lequel était accrochée une aile parachute d’environ 35 m2.

Ce matériel a été importé en France par Gérard Feldzer qui a traversé la Manche avec dans le sens Angleterre France et ce en automne 1984.

En 1981, Bernd Gärtig, un allemand, réalisa lui le premier vol avec un paramoteur décollage à pied équipé d’une aile parachute construite de ses mains et il tint cette tentative secrète pendant plusieurs années ; il y a tout de même des modestes !

L’aile était constituée de 7 caissons, pesait 10 Kg, sa surface était de 30 m2 et son concepteur allait ensuite la faire évoluer en 9 puis 11 caissons ; le moteur quant à lui était un Solo de 210 cm3 avec une hélice de 84 cm de diamètre montée en prise directe sur le vilebrequin ce qui engendrait un bruit de “Stuka” très important.

La cage de protection de l’hélice était déjà là et le réservoir d’essence était placé sous le moteur.

L’ensemble, sans l’aile, pesait 21 Kg, ce qui était déjà très peu, mais la finesse était à peine supérieure à 3 ce qui obligeait à utiliser 80 % de la puissance pour une vitesse en palier de 37 km/h, le taux de chute était de plus de 2 m/s, le taux de montée d’à peine 1 m/s et la consommation d’environ 5 l/h, malgré un pilote léger de 65 kg.

Le bruit engendré par cet appareil était incompatible avec les très stricte réglementation allemande de 55 dba (décibels) et le paramoteur étant un ULM, il ne pouvait décoller, en Allemagne, que d’un terrain d’aviation avec les contraintes que cela représente.

L’évolution ne se fait pas et fin 1986 Bernd cherchait encore un fabricant.

Cependant en 1983, Dieter Unbehaum, un ingénieur allemand, avait déposé le premier brevet paramoteur et, avec le moteur König, des premières étaient réalisées sans que cela ne passe pour autant dans le domaine public.

En France, certains craignant pour leurs jambes et leur colonne vertébrale proposent, sur le papier, des systèmes à roulettes, baptisés à l’époque “ brouette volante ” et, comme le disait son auteur, “ après le sac à dos volant, la brouette volante, la réponse est entre vos mains ”.

La brouette n’a pas eu de suite mais il fallait bien tout imaginer, voire tout essayer, afin d’éliminer et ensuite mettre au point ce qui allait petit à petit nous convenir.

 
 

D’ailleurs en ce qui concerne les roulettes, beaucoup avait été fait en 1986 avec le Paratrike devenu Skybuggy en 1998 alors que le Parafan de la société Centrair au Blanc volait déjà depuis 1985, sous la houlette de Marc Ranjon, et avec plus ou moins de bonheur compte tenu des ailes de parachute, françaises ou américaines, proposées à l’époque ; il était équipé d’un moteur Rotax 377 de 35 cv pour le monoplace et pour le biplace en 87, le choix était offert entre un Rotax 503 de 46 cv ou un 462 de 52 cv ; la finesse atteignait à peine 2 points.

La société Parachute de France fera des essais sans suite avec le “ Paracross ” avant de sous-traiter des ailes à Centrair, pour son Parafan.

Depuis 1985 la société Durondeau, en Belgique, vendait un appareil à chariot tricycle équipé lui aussi d’un rotax 377 de 35 cv et d’une aile de 31 m2, puis un 447 de 42 cv avec une aile maison de 36 m2 ; le poids à vide était de 92 kg, 77 Kg en 1987, la vitesse de montée de 2 m/s et le taux de chute de 4 m/s

 
CHARIOTS DURONDEAU
 


Le Mobyplane
, chariot plus léger, avec un moteur König ou un 425 JPX, et équipé d’une aile BLS 11 C, a fait lui aussi une courte apparition en France.

ref, le parachute motorisé, pendant quelques années, cherche sa voie entre le décollage à pied, le chariot léger, le chariot puissant, éventuellement biplace.

Nous allons voir que depuis il a trouvé cette voie puisque 90 % des paramoteurs Européens sont actuellement à décollage à pied même si les chariots continuent d’évoluer et ont toujours leurs adeptes, en particulier en Amérique du Nord.

Pas d’ostracisme ! tout ce qui vole est toujours bon à prendre car, pour les amoureux de l’air, qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, donc peu importe la machine pourvu qu’elle vous permette de voler.

 
LE PAGOJET, premier paramoteur commercialisé
 


Chariot Sartre/Didier Plisson/ Jean-Louis Lainé


Eymin/Jorgeaguet

Essais Durondeau 1985
 
1986 Le mot "paramoteur" n'existe pas encore et il est proposé dans ce livre......

 
PARATRIKE
 
Myke Byrne et son Paratrike qui deviendra Skybuggy
 
IKEL
 
Production Ikel
 
MOBYPLANE
 
 
PARAFAN CENTRAIR
 
Pub Parafan de Centrair
 
Pub Paraplane
 
Didier Eymin
 
A SUIVRE...
 

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Jean-Louis Lainé > jihel@tiscali.fr
>>> http://www.chez.com/startair/